Lutte contre le blanchiment d’argent : BAMAKO COORDONNE LA REFLEXION
Mercredi, 11 Janvier 2012 23:13

La 7è réunion statutaire du comité ministériel ad hoc du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'ouest (GIABA), principal organe de décision du groupe, s'est tenue hier à l'Hôtel Salam sous la présidence du ministre de la Justice du Nigéria, Mickael Andouka.

Ce comité met fin à trois jours de travaux du GIABA qui ont débuté lundi à Bamako.

Le directeur du GIABA, Abdullahi Shehu, a remercié le président du Groupe d'actions financières (GAFI), Antonio Gustavos Rodrigos, pour l'appui de son organisation à la bonne marche du GIABA ainsi que les autorités maliennes pour l'accueil chaleureux réservé aux participants aux rencontres. Il a rappelé que le GIABA est une institution spécialisée de la CEDEAO qui contribue à la lutte contre le blanchiment de l'argent et le financement du terrorisme.

Le GIABA a gagné en maturité depuis la réunion de Dakar, mais de gros efforts restent encore à déployer dans la mesure où les techniques de blanchiment évoluent et les délinquants profitent de toutes les failles pour mener leurs activités, a expliqué le président du GAFI. L'ensemble des pays membres doit par conséquent appliquer les recommandations du GIABA.

Antonio Gustavos Rodrigos a insisté sur l'importance d’installer un système d'évaluation mutuelle. Tout en rappelant que le GIABA est un point focal en matière d'application des normes GAFI, il a exhorté l'institution à travailler pour devenir un membre associé du GAFI. Le groupe d'actions financières entend assister les pays à faible capacité et coordonner l'assistance technique, a-t-il assuré. Antonio Gustavos Rodrigos a aussi insisté sur l'intégrité d’un système financier qu'il faut assainir.

Pour le ministre de l'Economie et des Finances, cette session permettra de renforcer la cohésion et la capacité de lutter contre le crime transnational qu'est le blanchiment de l'argent et le financement du terrorisme. La volonté de nos autorités de lutter contre le phénomène, a indiqué Sanoussi Touré, s'est affirmée par la mise en place d'un dispositif législatif pour le juguler, la création et l'installation de la Cellule nationale de traitement des informations financières et la soumission volontaire à l'évaluation mutuelle de notre système de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Le président du groupe, Mickael Andouka, a comparé le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme à un virus mortel qui fragilise nos économies et entrave notre développement. Le GIABA va renforcer nos banques à travers une régulation cohérente de nos systèmes bancaires, a-t-il souligné.

Il a confirmé la détermination du Nigeria (premier pays dans la sous région à s'attaquer au problème en 1995) à mener la lutte contre le fléau.

F. MAIGA

 

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